5 Nous libérons les ailes de l’Aigle

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 Nous marchons, nous passons, nous libérons les ailes de l'Aigle

Marcher est un passage, chaque pas, chaque transfert de poids d'une jambe à l'autre est un passage d'un coté du corps à l'autre. L'équilibre de la vie n'est pas au centre mais dans le passage du centre, la traversée de cet instant dynamique de vide entre pied gauche et pied droit.

Un des phénomène intéressant dans la marche, est qu'il y a ce relais des instances de gauche aux

Le bisous d'aubépines
Le bisous d'aubépines

instances de droite. Certains diraient du féminin au masculin, et réciproquement, elles sont réceptives et actives. Elles se passent le relais en permanence comme dans un couple harmonieux et ceci des milliers de fois lors d'une marche. « Tu prends l'initiative et en même temps je te soutiens ». « Je prends l'initiative et tu me soutiens ». On peut conscientiser ce principe simple et l'utiliser pour créer des méditations dynamiques et harmonisantes lors de promenades ou randonnées.

Et c'est lorsqu'une de ces instances souvent stressée prend le pouvoir, oublie l'autre qu'il y a douleur. Il y a douleur lorsqu'il y a rupture dans la communication, lorsqu'il y a séparation.

Il suffit parfois de se mettre à l'écoute, vraiment à l'écoute de la zone concernée par la gène, le genoux, la hanche, le muscle d'une jambe, le tendon d'une cheville. L'attention et l'écoute portées sur la zone souffrante aura souvent pour effet de ralentir, modifier le rythme de la progression, transformer la démarche. Et dans un groupe, on ne peut aller qu' au rythme du plus lent.

Transformer la démarche, n'oublions pas que nous marchons comme les autres nous ont appris, comme nous avons vu faire les autres lorsque nous étions petits. Et petit nous apprenons par imitation, de modèles, par modélisation, (plus grand aussi d'ailleurs) Est-ce vraiment notre marche que nous marchons ?

Voilà ceci concerne l’Être, agit de gauche et de droite de haut et de bas, de ciel et de terre.

Quatre comme les quatre directions, les quatre branches d' une croix. Notre marcheur dont il est question est un mammifère civilisé. Comme tout mammifère il se déplace pour consommer, pour se nourrir, pour se reproduire, bref pour survivre.

Et d'ailleurs j'ai parfois l'impression que moins l'être se déplace naturellement en marchant, et plus il a tendance à consommer les produits du marchand.

Marcher est un passage

Marcher est un passage d'un instant à un autre, d'un passé à un présent. Comme tous passages, il

masmoulin.blog.lemonde.f
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marque l'espace et le temps, et ce sont des marqueurs indispensables à la notion de présence, ils marquent le temps, le tempo et impriment une dynamique de vie. Marcher en conscience peut ouvrir une porte vers un autre possible, aider le franchissement d'un seuil, la concrétisation d'un rêve, d'un projet, d'une décision. Chaque pas est une page du livre qui se tourne, chaque pas est un autre possible et chaque pas comme la vie est éphémère.

Alors que chaque pas soit une fête que chaque pas soit une traversée de la vie.

Marcher en conscience et en montagne c'est comme donner vie à la croix sacré. C'est la rendre dynamique dans toutes ses dimensions, dans toutes ses directions. C'est offrir une connexion à chacune de ses branches.

Les branches horizontales de la croix ne sont pas là pour clouer les mains de l'Homme, mais sont là pour qu'il s'en libère.

Ces clous deviennent plumes des ailes de l'Aigle qui a besoin de ces deux ailes pour voler sa vie, de femme ou d'homme libre et revenir transmettre aux siens comment il a fait. 

Itinérance Chamanique Joel Lévéque

FB joel

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